La réhabilitation
Peu après qu'il eut repris Rouen, Charles VII publia, en 1450, une ordonnance où il était dit que « les ennemis de Jeanne l'ayant fait mourir contre raison et très cruellement », il voulait connaitre la vérité sur cette affaire. En 1455 Jeanne d'Arc fut l'objet d'une réhabilitation suite à la demande de sa mère, Isabelle Romée D'Arc.
Le pape avait ordonné à l'évêque de Lisieux et au conseiller de Charles VII, d'étudier en profondeur les actes du procès de Jeanne d'Arc. Celui-ci aboutit à casser le premier jugement pour « corruption, fraude et malice » grâce au travail de Jean Bréhal, inquisiteur de France qui enregistre les dépositions de nombreux contemporains de Jeanne, dont les notaires du premier procès et certains juges. Le jugement, prononcé en 1456, déclare le premier procès et ses conclusions « nuls, non avenus, sans valeur ni effet » et réhabilite entièrement Jeanne et sa famille. Il ordonne également l'« apposition d'une croix honnête pour la perpétuelle mémoire de la défunte » au lieu même où Jeanne d'Arc est morte. La plupart des juges du premier procès, dont l'évêque Cauchon, sont morts entre-temps.
Après la réhabilitation de Jeanne d'Arc, sa famille fut anoblie sous commande de Charles VII.
Voici un extrait de l'authentique manuscrit du procès de Jeanne d'Arc écrit en latin qui traite de la condamnation de Jeanne d'Arc.